Pour creuser un bol au mandrin, vous pouvez serrer un tenon extérieur entre les mors ou engager ceux-ci dans une mortaise intérieure. Le choix dépend du profil des mors, de la forme du pied et de l’épaisseur disponible. Dans les deux cas, la prise doit être concentrique, correctement appuyée et vérifiée avant le démarrage.
En bref, le tenon est serré par contraction des mors autour d’une saillie, tandis que la mortaise reçoit les mors en expansion. Le fond de la cavité ne doit pas empêcher les mors de porter sur ses parois. Pour un premier bol, retenez le montage que votre mandrin documente clairement et testez-le sur un ébauchon adapté.
- Un tenon bien ajusté offre une surface de serrage extérieure facile à contrôler.
- Une mortaise libère le dessous du bol, mais exige des parois assez épaisses et une géométrie compatible avec les mors.
- Le centrage, l’état du bois et la longueur de prise comptent autant que le type de fixation.
- La vitesse doit rester dans les limites données par le fabricant du tour et du mandrin.
Les indications concernent le tournage sur bois d’un bol en bois de travers, fixé au mandrin pendant le creusage. Elles ne traitent pas du tournage métal, de la menuiserie ni de la sculpture.
Quel montage choisir pour maintenir un bol au mandrin ?
Le tenon est une saillie tournée sous le bol, généralement reprise par les mors en position de serrage. La mortaise est une empreinte creusée dans le pied, dans laquelle les mors s’écartent pour maintenir la pièce. Ce sont deux prises de pièce différentes, et non deux noms pour une même forme.
Un tenon convient lorsque le pied permet de conserver assez de matière autour de sa base. Il doit correspondre à la forme des mors, sans jeu excessif, et présenter une portée régulière. Une mortaise peut être préférable si vous souhaitez garder le dessous plus plat ou si le dessin du pied s’y prête. Elle ne convient pas si son creusement réduit trop l’épaisseur du fond.
| Critère | Tenon extérieur | Mortaise intérieure |
|---|---|---|
| Prise des mors | Serrage autour de la saillie | Expansion dans l’empreinte |
| Point à contrôler | Contact des mors et épaulement | Épaisseur des parois et prise sur les flancs |
| Limite fréquente | Le pied reste marqué jusqu’à sa reprise | La cavité entame le bois sous le fond |
| Référence à consulter | Notice du mandrin et profil des mors utilisés | |
Les mors ne doivent pas toucher seulement le fond de la mortaise, ni porter uniquement sur l’extrémité du tenon. Vérifiez le dessin de votre jeu de mors et ses consignes dans ce guide du mandrin 4 mors pour tour à bois. Les dimensions de prise ne sont pas universelles.
Comment préparer un tenon ou une mortaise avant le creusage ?
Après le montage initial, souvent réalisé sur plateau ou entre-pointes selon le projet, façonnez le dessous du bol et sa zone de fixation. Le tenon doit être centré sur l’axe de rotation. Son épaulement fournit une surface d’appui contre les mors, tandis que ses flancs assurent le serrage. Pour une mortaise, les mors doivent s’appuyer sur les parois prévues à cet effet, sans talonner au fond.
Arrêtez le tour avant de présenter le mandrin à la pièce ou de mesurer le diamètre de la prise. Contrôlez l’absence de fente, de nœud décollé et de fibre arrachée dans la zone serrée. Le bois de travers peut présenter des variations locales de densité ; une prise propre en apparence ne remplace donc pas l’examen de l’ébauchon.
Le schéma ci-dessous illustre le principe général, sans imposer de dimensions. Le profil exact de la portée doit suivre les mors employés et les indications de leur fabricant.
Lorsqu’un profil de pied demande une reprise précise, un outil de coupe adapté au tournage reste nécessaire. Le repère sur le bédane et le tronquoir aide à distinguer leurs usages, sans remplacer la vérification de l’appui au mandrin.
Comment vérifier la prise de pièce avant de creuser le bol ?
Serrez le mandrin conformément à sa notice, puis contrôlez que la pièce ne bascule pas et que les mors portent de façon cohérente. Faites tourner la broche à la main, machine arrêtée et débranchée si la notice l’exige, afin de repérer un contact ou un déséquilibre évident. Le bol ne doit pas se déplacer sous une pression modérée exercée à la main, tour immobile.
Au démarrage, placez-vous hors de la trajectoire possible de la pièce et suivez les consignes de protection du fabricant. Commencez à une vitesse basse autorisée par le tour, puis augmentez seulement si l’ébauchon tourne régulièrement et si le manuel le permet. Aucun chiffre unique ne convient à tous les diamètres, masses, essences et machines ; la limite du fabricant prévaut.
- Vérifiez l’état du bois et la géométrie du tenon ou de la mortaise avant le serrage.
- Serrez les mors selon la procédure du mandrin, sans ajouter de rallonge improvisée à la clé.
- Tour à l’arrêt, vérifiez le centrage et le dégagement entre le bol, le banc et le support d’outil.
- Démarrez à la vitesse basse prescrite pour votre installation et observez la rotation depuis une position décalée.
- Arrêtez la machine avant tout réglage, toute mesure ou tout resserrage.
Une vibration, un bruit nouveau ou un déplacement visible impose l’arrêt immédiat. Recherchez alors la cause — prise insuffisante, balourd, fissure ou contact avec le support — avant de reprendre le travail.
Quelle prise convient à la forme du pied et à l’épaisseur du bol ?
Un tenon laisse la possibilité de reprendre le pied après le creusage, mais son diamètre et sa hauteur doivent rester compatibles avec les mors. Une saillie trop courte peut limiter l’engagement ; une saillie trop étroite peut concentrer l’effort dans une petite zone. Suivez le profil fourni pour votre mandrin plutôt que de reprendre une cote générique trouvée pour un autre modèle.
La mortaise est utile lorsque l’empreinte peut être intégrée au pied sans amincir excessivement le fond. Pendant le creusage intérieur, gardez une paroi régulière et évitez de poursuivre la cavité jusqu’à la zone où les mors exercent leur pression. Si la pièce présente une forme peu profonde ou un pied étroit, le montage en expansion peut réduire la marge de matière disponible.
Le choix n’est donc pas une hiérarchie entre « meilleur » et « moins bon ». Pour un bol dont le pied autorise un épaulement stable, le tenon constitue souvent un repère simple à inspecter. Une mortaise se justifie lorsque sa profondeur et son diamètre restent compatibles avec la forme, l’essence et les mors employés.
Quelles précautions prendre pendant le creusage et la reprise du pied ?
Le creusage modifie progressivement la masse et la rigidité de l’ébauchon. Une prise qui semblait stable avant l’ouverture doit être surveillée à chaque étape, surtout si le bol est profond ou si le bois comporte des défauts. Gardez le support d’outil proche de la pièce et repositionnez-le uniquement après avoir arrêté le tour.
Le ponçage produit des poussières de bois. Le CIRC classe les poussières de bois parmi les agents cancérogènes pour l’être humain ; consultez les informations de l’INRS sur les risques liés aux poussières de bois et les consignes de protection adaptées à votre atelier. L’aspiration à la source et une protection respiratoire appropriée doivent être considérées selon l’équipement et l’évaluation des risques.
Lorsque le pied doit être retiré du mandrin, prévoyez dès le montage initial comment reprendre la pièce : contre-prise adaptée, maintien manuel uniquement si le dispositif le prévoit, ou autre méthode décrite par le fabricant. Ne desserrez pas les mors tant que le bol peut encore tourner. Pour un bois fissuré, une prise de faible profondeur ou un ébauchon déséquilibré, interrompez le travail et choisissez un montage plus approprié.
Le tenon ou la mortaise est-il préférable pour creuser un bol ?
Aucun montage n’est préférable dans tous les cas. Le tenon offre une prise extérieure facile à examiner ; la mortaise convient si son empreinte ne fragilise pas le fond et si le profil des mors correspond. Suivez la notice du mandrin.
Les mors doivent-ils toucher le fond de la mortaise ?
La prise doit se faire sur les parois prévues par le profil des mors. Un contact au fond peut empêcher leur engagement correct ; vérifiez les instructions du fabricant de votre mandrin.
Peut-on donner une vitesse de rotation unique pour le creusage ?
Non. La vitesse dépend notamment du diamètre, du balourd, de la masse et des limites du tour et du mandrin. Respectez les notices des fabricants et réduisez la vitesse si la rotation n’est pas régulière.
Quand faut-il arrêter le tour pendant le montage ?
Arrêtez le tour avant de mesurer, régler le support d’outil, contrôler la prise ou resserrer les mors. Une vibration ou un déplacement visible exige également l’arrêt avant toute inspection.
Le dossier complet Tour à bois : choisir sa machine selon ses projets
